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Katherine Takpannie, Sedna ᓴᓐᓇ : Sur une fine couche de glace, #9, 36” x 54, 2023

L’Air est lourd, une exposition BRAVO à la galerie Art Windsor-Essex

vernissage le jeudi 19 mars à 19 h

L’air est lourd, exposition collective organisée par Cassandra Lesage Fongué, aborde la tempête non pas comme un phénomène naturel lointain, mais comme un système immersif — lent, inévitable, déjà à l’œuvre. À l’ère de l’Anthropocène que nous vivons actuellement, L’air est lourd propose de considérer l’orage comme une métaphore puissante des transformations climatiques qui nous enveloppent. L’atmosphère est saturée : l’orage n’a pas encore éclaté, il ne pleut pas encore. Et pourtant, tout est tension, vibrant d’attente. Nous savons que le tonnerre gronde — nous l’avions prévu. Après tout, nous avons conçu non seulement les instruments de la prévision météorologique, mais aussi les mécanismes qui l’engendrent.

Puisque tout système porte en lui le germe de son propre accident, les bouleversements climatiques de notre époque sont une invention de l’Anthropocène, tout comme le naufrage en est une du navire. Nous sommes l’orage tout autant que nous l’habitons.

L’exposition invite à réfléchir à l’opacité croissante du monde, aux binarités embrouillées de ceux qui détruisent et de ceux qui sont détruits, et à la manière dont l’art peut habiter cette incertitude — lui donner forme, l’incarner, rendre perceptible la lourdeur de l’air.

L’exposition présente les œuvres de Hala Alsalman, Laura Demers, Lisa Hirmer et Katherine Takpannie. Ensemble, elles explorent la nature des nuages artificiels, l’atmosphère entre les mains de l’hubris humain, les lentes transformations et les infimes signes de changements atmosphériques.Les œuvres interrogent aussi la façon dont la précarité météorologique s’exprime par l’émission et le déploiement de signaux d’alerte, tout en faisant imaginer des mondes post-catastrophe où le mythe et la prévision se confondent, tissant des formes cycliques d’archéologie.

 

                     

Ce projet est réalisé en partenariat avec le Bureau des regroupements des artistes visuels de l’Ontario (BRAVO), le Conseil des arts de l’Ontario et Art Windsor-Essex. Il est aussi soutenu par le ministère du Patrimoine canadien.


Les ARTISTES et la COMMISSAIRE

Hala Alsalman

Hala Alsalman est une artiste et cinéaste interdisciplinaire imprégnée d’une expérience professionnelle en journalisme. À travers la vidéo, le collage et la céramique, elle explore par son travail le pouvoir politique, la documentation historique et les relations de genre au Moyen-Orient. D’origine irakienne, elle s’inspire souvent de l’histoire et de l’esthétique de la Mésopotamie antique. Après une longue carrière internationale dans les médias, Alsalman a décidé de se consacrer davantage à sa pratique artistique en poursuivant une maîtrise en beaux-arts à l’Université OCAD. Son mémoire de maîtrise, « La tige et l’anneau : Souvenirs d’un futur possible », vise à remettre en question nos conceptions dystopiques et « high-tech » du futur en faisant appel au langage des rêves et de l’argile. Hala a grandi à Montréal et réside actuellement à Toronto, où elle travaille à un nouveau projet intitulé  Archéologie militante , qui explore la normalisation de la violence d’État.

Laura Demers

Laura Demers est une artiste visuelle œuvrant à Toronto. Ses œuvres ont été présentées à la galerie d’art Art Mûr, Idea Exchange, au centre d’artistes Trinity Square Video, au Centre Sagamie, au centre d’artistes L’Écart, à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen, dans le cadre du Projet Underwing et dans d’autres espaces gérés par des artistes. En tant que commissaire, elle a réalisé des projets d’exposition à la Galerie du Nouvel-Ontario, à La Maison des artistes visuels francophones, et à la galerie The Power Plant, ainsi que des projets événementiels et/ou virtuels auprès d’organismes comme Art Spin Hamilton, This Town Is Small, la Triennale Orange 2022, et la galerie the plumb, dont elle est membre et cofondatrice.

Lisa Hirmer

Lisa Hirmer est une artiste interdisciplinaire. Son travail explore la nature collective de l’être, en particulier, les relations humaines avec le plus qu’humain et avec les réalités planétaires du changement climatique. Son travail réalisé à partir de la photographie, de la sculpture, d’installation, de pratique sociale et parfois d’écriture, a été exposé, sur la scène canadienne et internationale, au Musée des beaux-arts de l’Ontario, à la galerie d’Art de l’Université de Guelph, à la galerie d’art de l’Université de Lethbridge, à la galerie d’art de Mississauga, à la galerie Tom Thomson, à la galerie Doris McCarthy, par Peninsula Arts, le CAFKA, le Queens Museum et Flux Factory, entre autres. Lisa a participé à des résidences d’artistes à l’Arts House Melbourne, au SFAI, à la Fondation Robert Rauschenberg, au Centre for Contemporary Art and the Natural World et à la Fondation Camargo. Elle a reçu des subventions du Conseil des arts de l’Ontario, du Conseil des arts du Canada, Musagetes, et de la Culture and Animal Foundation.

Katherine Takpannie

Katherine Takpannie est une Inuite urbaine, dont la mère est originaire d’Apex Hill, au Nunavut. Née à Montréal, elle vit actuellement à Ottawa. Photographe autodidacte et lauréate du Prix nouvelle génération de photographes du Musée des Beaux-Arts du Canada, elle souhaite révéler à travers ses œuvres les complexités et les nuances de la vie urbaine des Inuits. Son langage visuel artistique s’étend du portrait, de paysages luxuriants, à l’activisme politique. À travers la photographie artistique, Katherine Takpannie cherche à sensibiliser le public à des questions importantes et à susciter des discussions essentielles grâce à son travail.

La commissaire Cassandra Lesage Fongué

Cassandra Lesage Fongué est une commissaire émergente qui réside à Belle-Rivière en Ontario, non loin de Windsor. Photographe, cinéaste et designer, elle est aussi titulaire d’une maîtrise en architecture (M. Arch.) et d’un baccalauréat en études architecturales de l’Université de Waterloo. Sa recherche artistique consiste à remettre en question les notions de représentation visuelle et de vision anthropocentrique en architecture, en art contemporain et en design, dans le cadre de projets d’exposition, de films, de photographies et d’écriture. Sa pratique explore la tension entre les divers modes de création autobiographiques, tout en examinant le lieu, le paysage et le vivant non humain. Elle a conçu l’Air est lourd comme une exploration de la tempête en tant que système immersif — lent, certain et continu.