Difficile de penser automne et hiver sans aussi penser boisson chaude. Encore plus difficile de passer à travers sans en prendre. Oui, mais laquelle?
Ici au bureau, on est une majorité à prendre du thé vert, à côté de deux inconditionnelles du café et de deux autres portés à prendre plutôt du chocolat chaud. Parmi les recommandations, Perles du dragon de David Tea et café chaud avec une pointe de Baileys.
Qu’est-il arrivé au bon vieux lait de poule aux volutes de cannelle et muscade que personne n’a cité? Le thé à la menthe semble avoir été détrôné et aucune mention de vin ou de cidre chauds, pas plus que de jus d’orange chaud et épicé. Question de génération? D’accord, cela peut paraitre suspect au travail de louer les vertus d’un breuvage contenant de l’alcool mais quand même, le mal se trouve dans l’abus pas dans le simple usage, il me semble. Surtout quand Dame Nature fait des siennes au dehors…
La saison froide se prête aussi aux expériences gustatives. Une amie du Guatémala m’a dit qu’au pays ils prennent un café sucré ou une tasse de chocolat au lait. Une copine de l’Inde m’a vanté l’arôme d’un thé à base d’un mélange de cardamome, de gingembre et de cannelle. Chez nous, en Haïti, c’est plutôt du thé à la citronnelle, avec ou sans basilic, ou du thé au gingembre, les deux bien sucrés, surtout s’il pleut. Ceci en soirée car pendant le jour c’est plutôt du café chaud sucré, comme dans plusieurs autres pays de l’Amérique latine.
En ce qui me concerne, rien n’a réussi jusqu’ici par temps froid à supplanter le goût et les bienfaits du canelazo (se prononce kanélasso). C’est un léger thé de cannelle agrémenté d’un doigt d’eau-de-vie que j’ai découvert quand je vivais en Équateur. On s’arrêtait près d’une marchande dans la rue, au retour d’une fiesta. Honni soit qui mal y pense!